Adhésion - Cotisation

EST-IL OBLIGATOIRE ADHÉRER A UN SERVICE DE SANTE AU TRAVAIL ?
Oui, l’adhésion à un Service de Santé au Travail est un des premiers principes réglementaires qui incombe l’employeur au regard de ses salariés.
COMMENT ADHÉRER AU SSTI ?

Il vous suffit de remplir la demande d’adhésion en ligne dans la rubrique ADHÉSION.

QUE REPRÉSENTE LE MONTANT DE LA COTISATION ?

C’est un forfait annuel qui couvre l’ensemble des visites médicales de tous les travailleurs, les examens effectués par le médecin du travail, l’action en milieu de travail du médecin, l’intervention en ergonomie, hygiène et sécurité, les sensibilisations à certains risques, les actions de prévention.

Divers

LE DOSSIER MÉDICAL EST- IL CONFIDENTIEL ?

Oui, le médecin comme l’infirmier en santé au travail sont tenus au secret médical absolu.

LE SALARIE RECONNU MDPH* DOIT-IL EN INFORMER SON EMPLOYEUR ?

Il n’y a pas d’obligation mais cela peut être utile dans certains cas.
Il est recommandé d’en parler au médecin du travail qui vous conseillera.

*MDPH : Maison Départementale Pour Handicapés

LE MÉDECIN DU TRAVAIL PEUT-IL PRESCRIRE UN ARRÊT DE TRAVAIL ?

Non, mais il peut émettre un avis d’ «inaptitude temporaire » et orienter le salarié vers le médecin traitant qui fera l’arrêt de travail destiné à la CPAM.

PEUT-ON BÉNÉFICIER D’UNE VACCINATION AU SMIE ?

Non, ce n’est pas le rôle du service de santé au travail, sauf en ce qui concerne les vaccins liés aux risques professionnels et ceux obligatoires pour certains secteurs d’activité comme celui de la santé.

LE MÉDECIN DU TRAVAIL PEUT-IL PRESCRIRE UNE ORDONNANCE DE MÉDICAMENTS ?

Non, c’est le rôle des médecins de soins.

Gestes barrière

COMMENT SE LAVER LES MAINS ?

COMMENT BIEN PORTER SON MASQUE ?

COMMENT ENTRETENIR SON MASQUE ?

COMMENT JETER SON MASQUE ?

Interventions SSTI pendant le confinement

Pendant cette nouvelle phase de confinement, comment les services de santé au travail doivent accomplir leurs missions ?

Source : Ministère du Travail 02/11/2020

Les services de santé au travail sont chargés d’une mission d’intérêt général de protection de la santé et de la sécurité des salariés. Ils doivent assurer la continuité de cette mission.
Comme celle de tout employeur, l’activité des services de santé au travail doit être déployée dans le cadre fixé par le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise.

Ainsi, les actions en milieu de travail qui ne peuvent être reportées, notamment celles liées au Covid-19 (réorganisation de l’activité liée à la pandémie par exemple) doivent être réalisées en présentiel si nécessaire. Les SST doivent en effet accompagner les entreprises au plus près du terrain.
En revanche, les visites médicales peuvent, comme cela est déjà précisé dans ce QR, être réalisées à distance selon des modalités souples ou en présentiel dans le respect des gestes barrières.

Quel appui les services de santé au travail peuvent-ils fournir aux entreprises pendant la crise sanitaire ?

Source : Ministère du Travail 02/11/2020

Afin de préparer le déconfinement qui a débuté le 11 mai 2020, le ministère du travail a publié le 3 mai un protocole national pour aider et accompagner les entreprises à reprendre leur activité tout en assurant la protection de la santé de leurs salariés grâce à des règles universelles. Le protocole est mis à jour en tant que de besoin au regard de l’évolution de la situation sanitaire. Le document mis à jour le 17 septembre s’intitule désormais « protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés entreprise face à l’épidémie de Covid 19 ».

Dans un contexte où une vigilance accrue doit demeurer face à l’actuelle recrudescence de l’épidémie, les services de santé au travail doivent se mobiliser pour mener les actions suivantes :

  • Accompagner et conseiller les employeurs et les salariés, avec un relais des messages de prévention et des règles fixées par le protocole ainsi qu’un accompagnement à l’évaluation des risques ;
  • Contribuer à endiguer l’épidémie de Covid-19 en participant à la stratégie interministérielle de contact-tracing ;
  • Participer à la prévention de la désinsertion professionnelle des salariés, dont certains ont pu être fragilisés par la période de confinement ou les difficultés économiques frappant certaines entreprises ;
  • Assurer le suivi individuel de l’état de santé des salariés, en tenant compte du fait que les visites reportées doivent être réalisées avant le 31 décembre 2020.
Les médecins du travail doivent-ils se déplacer dans les entreprises pour réaliser des actions en milieu de travail ou effectuer une étude de poste ?

Source : Ministère du Travail 02/11/2020

S’agissant des actions en milieu de travail, la version du protocole national publiée le 17 septembre précise que le télétravail n’est plus la norme générale, mais un mode d’organisation de l’entreprise qui reste recommandé en ce qu’il participe à la prévention du risque Covid 19.

Les entreprises ayant ainsi, dans une large mesure, repris leur activité en présentiel, les services de santé au travail doivent donc privilégier la reprise des actions en milieu de travail sur site dans le respect des gestes barrière.

Quelles sont les visites médicales maintenues et celles pouvant être reportées pendant la période d’urgence sanitaire ?

Source : Ministère du Travail 02/11/2020

Le décret n° 2020-410 du 8 avril 2020 prévoit les conditions dans lesquelles le suivi individuel de l’état de santé des salariés (visites qui auraient dû se dérouler entre le 12 mars et le 31 août 2020) peut être adapté ou doit être assuré pendant la période d’état d’urgence sanitaire.

Première visite d’information et de prévention

Report jusqu’au 31 décembre 2020 au plus tard, sauf appréciation contraire du médecin du travail.

Par exception, les visites sont maintenues à leur échéance habituelle pour :
a) Les travailleurs handicapés ;
b) Les travailleurs âgés de moins de dix-huit ans ;
c) Les travailleurs qui déclarent être titulaires d’une pension d’invalidité ;
d) Les femmes enceintes, venant d’accoucher ou allaitantes ;
e) Les travailleurs de nuit ;
f) Les travailleurs exposés à des champs électromagnétiques affectés à des postes pour lesquels les valeurs limites d’exposition fixées à l’article R. 4453-3 du code du travail sont dépassées.

Renouvellement de visites

Renouvellement de visites (visites d’information et de prévention et visites en suivi individuel renforcé) et visites intermédiaires dans le cadre du suivi individuel renforcé

Report jusqu’au 31 décembre 2020 au plus tard sauf appréciation contraire du médecin du travail.

Visite de reprise

Report jusqu’à trois mois au plus tard après la reprise sauf :

  • si le médecin du travail, juge que la visite doit se tenir plus tôt ;
  • pour les travailleurs en suivi adapté (travailleurs handicapés, âgés de moins de 18 ans, titulaires d’une pension d’invalidité, femmes enceintes, travailleurs de nuit) : la visite doit avoir lieu avant la reprise du travail ;
  • pour les travailleurs en suivi individuel renforcé : la visite peut être reportée mais seulement jusqu’à un mois après la reprise.

Lorsque la visite est reportée après la reprise effective du travail, cela ne fait pas obstacle à la reprise du contrat de travail

Visite d’embauche de salariés en suivi individuel renforcé (R. 4624-23)

Maintien dans le délai de droit commun

Renouvellement de l’avis d’aptitude

Renouvellement de l’examen d’aptitude pour les travailleurs exposés à des rayons ionisants classés en catégorie A en application de l’article R. 4451-57 du code du travail, prévu à l’article R. 4451-82 du même code

Maintien dans le délai de droit commun (périodicité d’un an)

Visite de pré-reprise

Le médecin du travail n’est pas tenu d’organiser la visite de préreprise lorsque la reprise du travail doit intervenir avant le 31 août 2020, sauf s’il estime que celle-ci demeure nécessaire.

Visite à la demande du salarié ou de l’employeur

Le service accuse réception de la demande et, au vu d’un échange avec le demandeur, détermine l’opportunité de la visite et le cas échéant fixe une date pour celle-ci.

Quelles sont les modalités de report ou d’annulation des visites ?

Source : Ministère du Travail 02/11/2020

Le décret n° 2020-410 du 8 avril 2020 prévoit que certaines visites qui devaient se dérouler entre le 12 mars et le 31 août 2020 peuvent être reportées au plus tard jusqu’au 31 décembre 2020 (cf. tableau question précédente).

Dans quelles conditions les services de santé au travail peuvent-ils avoir recours à la téléconsultation ?

Source : Ministère du Travail 02/11/2020

Compte tenu de la situation sanitaire, les visites peuvent désormais, dans le respect des gestes barrières, être réalisées en présentiel.

Toutefois, les services de santé au travail peuvent toujours avoir recours aux téléconsultations pour assurer le suivi individuel des salariés selon des modalités conformes aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Ainsi, les services de santé au travail sont invités à s’organiser et à s’équiper des outils appropriés, afin de pouvoir se conformer aux bonnes pratiques identifiées par la HAS.

Cependant, à titre exceptionnel les services de santé au travail peuvent encore recourir à des solutions de vidéotransmission grand public jusqu’au 31 décembre 2020 afin de réaliser dans le délai imparti les visites qui ont pu être reportées dans le cadre de la crise sanitaire.

Dans ce cas précis, les services de santé au travail doivent respecter les principes généraux suivants :

  1. Le salarié doit accepter la téléconsultation ;
  2. Le système de communication doit permettre une communication en temps réel par vidéotransmission (nécessité de disposer d’une webcam), la communication par tablette ou téléphone portable étant autorisée ;
  3. L’organisation et les moyens pour la téléconsultation doivent garantir la confidentialité des échanges (professionnel de santé et salarié peuvent dialoguer sans interférence extérieure) ;
  4. La téléconsultation doit permettre une traçabilité des échanges (alimentation du dossier médical en santé au travail et transmission d’une attestation de visite ou d’un avis d’aptitude par courriel au salarié et à l’employeur) ;

Durant cette période, ils peuvent également, par dérogation au deuxième principe ci-dessus, recourir à un entretien téléphonique lorsque la vidéotransmission est techniquement impossible et qu’un examen physique n’est pas jugé nécessaire. Ces visites ne font pas l’objet d’une reprogrammation, sauf si le médecin du travail l’estime nécessaire.

La téléconsultation peut être mise en œuvre par l’ensemble des professionnels de santé, pour tout type de visite

Sécurité au travail

PEUT-ON SOLLICITER LE MÉDECIN DU TRAVAIL POUR L’AMÉNAGEMENT DU POSTE DE TRAVAIL ?

Bien sûr, si vous le souhaitez, un membre de l’équipe pluridisciplinaire pourra se déplacer pour observer votre poste et conseiller un aménagement.

PEUT-ON RENCONTRER LE MÉDECIN DU TRAVAIL POUR UN PROBLÈME DE SÉCURITÉ?

Oui, c’est un spécialiste des risques professionnels, son rôle est de vous informer et de vous conseiller : protections auditives, produits chimiques, etc.

POURQUOI NE FAIT-ON PLUS DE RADIO PULMONAIRE SYSTÉMATIQUE ?

Autrefois la radiographie pulmonaire était systématique car la tuberculose était un fléau. Aujourd’hui, ce dépistage ne présente plus d’intérêt.
Les radios, comme tous les examens en santé au travail, sont demandées dans le cadre du dépistage de maladies professionnelles liées à des risques spécifiques (silice par exemple) ou dans le cadre de la détermination de l’aptitude au poste (dépistage de maladies contagieuses pour du personnel de soins par exemple).

Soleil

QUELS SONT LES DANGERS DU SOLEIL ?

Source : Santé Publique France

Les rayons du soleil contiennent des UV

Le rayonnement ultraviolet est totalement invisible pour l’œil humain et ne procure aucune sensation de chaleur. On est exposé sans s’en rendre compte.

Il y a deux types de rayonnement ultraviolets :

  • les UVA qui pénètrent profondément dans la peau et qui accélèrent son vieillissement. Cela accentue l’apparition et le développement des rides et taches brunes ;
  • les UVB qui agissent au niveau de l’épiderme en stimulant la production de mélanine. C’est ce qui donne le teint halé.

Les UV provoquent des coups de soleil

Ce sont les UVA et les UVB qui, en trop forte dose, provoquent des coups de soleil et, à termes, peuvent causer des dommages irréversibles sur la santé. Même bronzé, il faut continuer de se protéger.

L’exposition aux rayonnements UV est la cause principale des cancers de la peau

Il y a deux types de cancers résultant de l’exposition aux rayonnements UV : les carcimomes, cancers qui touchent la couche superficielle de l’épiderme, et les mélanomes, tumeurs malignes qui se développent sur les mélanocytes, que l’on trouve dans la peau, les muqueuses, mais aussi les yeux.

L’exposition intense aux UV peut aussi provoquer des lésions oculaires très sérieuses

Les ultraviolets sont absorbés par le cristallin, contribuant à accélérer la formation de cataractes, c’est-à-dire l’opacification du cristallin qui va progressivement empêcher la lumière d’atteindre la rétine, jusqu’à l’aveuglement.

QUELS SONT LES GESTES SIMPLES POUR SE PROTÉGER DU SOLEIL ?

Source : Santé Publique France

L’intensité des UV est liée à l’horaire d’exposition et non à la chaleur ressentie. Lorsque le soleil est au plus haut, les rayons UV sont les plus dangereux. Pour limiter les risques, évitez de vous exposer entre 12h et 16h.

Les enfants et les adolescents sont plus vulnérables face au soleil. Ils ont une peau et des yeux plus fragiles et s’exposent plus souvent. Pour limiter les risques, ils doivent donc être particulièrement protégés.

Un T-shirt sec, un chapeau à bord large et des lunettes de soleil constituent la panoplie la plus sûre et la plus simple contre les rayons UV. Se couvrir est le meilleur moyen de limiter les risques liés au soleil.

En plus des vêtements, la crème est un filtre indispensable aux rayons du soleil. Pour limiter les risques, elle doit être appliquée soigneusement toutes les deux heures et systématiquement après la baignade. Attention, la crème ne permet pas de s’exposer plus longtemps.

QUE DOIS-JE SAVOIR SUR LES UV ?

Source : Santé Publique France

Les séances d’UV en cabine de bronzage ne préparent pas votre peau au soleil

Le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel car il est plus superficiel. Les UV artificiels ne font que s’ajouter aux UV du soleil : l’effet cancérigène est renforcé. La fréquentation des cabines de bronzage est donc fortement déconseillée.

La crème solaire ne suffit pas a protéger votre peau du soleil

Même les produits solaires les plus efficaces ne filtrent pas la totalité des UV : l’« écran total » n’existe pas. Son utilisation ne permet pas de s’exposer plus longtemps.
Recommandations de bon usage des produits de protection solaire à l’attention des utilisateurs (pdf, 298 Ko)

Les crèmes solaires laissent passer les UV

Une crème solaire indice 2 n’arrête que 50% des UV, un indice 20 en stoppe 94%, un indice de 60 en laissera encore passer 2%.

Même bronzé, il faut continuer de se protéger

Le bronzage est une « barrière » naturelle fabriquée par la peau pour se protéger du soleil. Mais cette barrière est superficielle et ne filtre qu’une partie des UV. Une peau bronzée est moins sensible aux coups de soleil, mais ne protège absolument pas contre le risque de cancer.

Le risque n’est pas lié à la sensation de chaleur mais à l’intensité des rayons UV

Méfiez-vous des fausses impressions de sécurité lorsqu’il fait plus frais, sous un ciel nuageux ou avec du vent.

Le danger ne vient pas uniquement des coups de soleil

Les UVA n’ont le plus souvent pas d’effet visible immédiat mais ils pénètrent la peau en profondeur. Tous comme les UVB, ils augmentent pourtant le risque de cancer de la peau.

La réverbération du sol est d’intensité variable

L’herbe, la terre et l’eau réverbèrent moins de 10% du rayonnement UV alors que la proportion peut atteindre 80% pour la neige fraîche, environ 15% pour le sable sec d’une plage et 25% pour l’écume de mer.

Qu’est-ce que le plan canicule?

Source : service-public.fr

Le Plan national canicule (PNC) a pour objectif d’anticiper l’arrivée des vagues de chaleur, de définir les actions à mettre en œuvre pour en limiter les effets sanitaires et d’adapter les mesures, en particulier à destination des personnes vulnérables.

  1. Niveau 1 (vert) : ce niveau est activé automatiquement du 1er juin au 31 août mais peut être étendu en cas de chaleur précoce ou tardive. Il permet de vérifier les dispositifs opérationnels, de mettre en place la surveillance météo et sanitaire et d’ouvrir la plateforme Canicule Info Service (0806 06 66 66).
  2. Niveau 2 (jaune) : activé quand le pic de chaleur est temporaire (1 ou 2 jours) ou e préalable à un niveau 3. La veille est renforcée et les actions de communication activées.
  3. Niveau 3 (orange) : des actions de prévention et de gestion sont mises en place par les services publics (préfet) et les acteurs territoriaux (ARS) de façon adaptée à l’intensité et à la durée du phénomène :
    • actions de communication visant à rappeler les actions préventives individuelles (hydratation, mise à l’abri de la chaleur…) ;
    • déclenchement des plans bleus (garantissant la continuité et la qualité de la prise en charge des personnes) dans les établissements accueillant des personnes âgées ou handicapées ;
    • mobilisation de la permanence des soins ambulatoires, des Services de soins Infirmiers à domicile (SSIAD), et des Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) ;
    • activation par les mairies des registres communaux avec aide aux personnes âgées et handicapées isolées inscrites sur les registres, mesures pour les personnes sans abri, etc.
  4. Niveau 4 (rouge) :
    • Ce niveau correspond à une canicule avérée exceptionnelle, très intense et durable, avec apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs (sécheresse, difficulté d’approvisionnement en eau potable, saturation des hôpitaux ou des pompes funèbres, pannes d’électricité, feux de forêts, nécessité d’aménager le temps de travail ou d’arrêter certaines activités…).
    • Cette situation nécessite une mobilisation exceptionnelle et une coordination de la réponse de l’État avec l’activation de la Cellule Interministérielle de Crise (CIC) qui regroupe l’ensemble des ministères concernés.

Suivi des salariés

QUAND DOIT-ON EFFECTUER UNE VISITE D’EMBAUCHE ?

Le code du travail prévoit que la visite d’embauche doit avoir lieu dans les 3 mois qui suivent l’embauche, voire avant l’embauche si le poste justifie une surveillance médicale renforcée.
C’est une obligation qui s’impose à l’employeur.

LE SALARIE PEUT-IL PRENDRE RENDEZ-VOUS AVEC LE MÉDECIN DU TRAVAIL SANS QUE SON EMPLOYEUR LE SACHE ?

Bien sûr, il suffit de demander un rendez-vous « à la demande » en dehors du temps de travail.

UN SALARIE EN ARRÊT DOIT-IL EFFECTUER UNE VISITE DE REPRISE ?

La visite de reprise est obligatoire après tout arrêt pour maladie professionnelle, après un congé maternité ainsi qu’après les arrêts maladies ou accidents de travail à partir de 30 jours d’arrêt.
Elle doit être effectuée à la demande de l’employeur dans les 8 jours ouvrables à compter de la reprise du travail.
Le contrat de travail est d’ailleurs suspendu jusqu’à cette visite.
Si le salarié pense avoir des difficultés à reprendre son poste ou dans tous les cas à partir de 3 mois d’arrêt, il a intérêt à demander une visite de pré reprise avant la fin de l’arrêt.

COMMENT DOIT-ON FAIRE POUR RENCONTRER LE MÉDECIN DU TRAVAIL EN DEHORS DES VISITES PÉRIODIQUES ?

Le salarié peut demander une visite à la demande du salarié dès qu’il y a des difficultés au poste de travail (notamment avec des répercussions possibles sur sa santé), dès lors que des soucis de santé posent problème au travail, pour toute question concernant le domaine santé-travail.

QUI DÉTERMINE SI UN SALARIE DOIT ETRE SOUMIS OU NON A UN SUIVI INDIVIDUEL RENFORCÉ ?

C’est à l’employeur de déclarer si ses salariés sont soumis à suivi individuel renforcé en fonction des risques auxquels le salariés est exposés ou non. Il se peut que le médecin du travail prenne l’initiative de suivre une personne plus occasionnellement dans certaines situations particulières.

QUE DOIS-JE APPORTER A LA VISITE MÉDICALE ?

La convocation émanant de nos Services, votre carnet de Santé , de vaccination , ainsi que tous les documents médicaux relatifs au motif de la visite médicale (Radiographies, Compte rendu médical …)

LA VISITE MÉDICALE DU TRAVAIL DOIT-ELLE OBLIGATOIREMENT SE DÉROULER SUR LE TEMPS DE TRAVAIL ?

L’article R.4624-39 du Code du Travail prévoit que : « Les temps nécessité par les visites et les examens médicaux, y compris les examens complémentaires, est soit pris sur les heures de travail des travailleurs sans qu’aucune retenue de salaire puisse être opérée, soit rémunérée comme temps de travail effectif lorsque ces examens ne peuvent avoir lieu pendant les heures de travail.
Le temps et les frais de transports nécessités par ces visites et ces examens sont pris en charge par l’employeur. »

QUELS SONT LES MOTIFS JUSTIFIANT UNE SURVEILLANCE MÉDICALE RENFORCÉE ?

Plus d’informations en suivant ce lien.

QUELLES SONT LES INTERDICTIONS ET LES DÉROGATIONS A DEMANDER POUR LE TRAVAIL DES JEUNES DE MOINS DE 18 ANS ?

Ces risques sont listés par la circulaire d’octobre 2013

Qu’est-ce que le suivi des salariés?

La loi travail du 8 août 2016 et le décret n°2016-1908 du 27 décembre 2016 s’inscrivent dans la continuité de la loi de 2011 qui a défini les quatre missions essentielles des SSTI, assurées par une équipe pluridisciplinaire animée et coordonnée par le médecin du travail. Ces missions sont confortées et rééquilibrées : action en entreprise, conseil, surveillance de l’état de santé, traçabilité et veille sanitaire.

Au 1er janvier 2017, les modalités de la surveillance de l’état de santé des salariés évoluent pour s’adapter à la fois au monde du travail et à la situation de chaque salarié.

  • LE MÉDECIN DU TRAVAIL DEMEURE AU CENTRE DU DISPOSITIF AVEC UN RÔLE RENFORCÉ

Animateur et coordinateur d’une équipe pluridisciplinaire, le médecin du travail voit ses missions explicitement complétées, notamment par l’aide à l’évaluation des risques dans l’entreprise. Le médecin du travail dispose par ailleurs d’une plus grande liberté pour fixer le rythme et le contenu des visites individuelles. Le suivi de l’état de santé est réalisé par lui-même ou par un infirmier sous protocole médical.

  • TOUS LES SALARIÉS SONT PRIS EN CHARGE PAR UN PROFESSIONNEL DE SANTÉ DÈS L’EMBAUCHE

Tous les salariés seront pris en charge par un professionnel de santé dès l’embauche : soit lors d’une visite d’information et de prévention, assurée notamment par un infirmier du travail, soit, s’il existe des risques particuliers, lors d’une visite médicale, avec délivrance d’un avis d’aptitude, assurée par un médecin.

  • CHAQUE SALARIÉ SERA SUIVI PAR UN PROFESSIONNEL DE SANTÉ AVEC UNE PÉRIODICITÉ ADAPTÉE À SA SITUATION

Il ne pourra pas s’écouler plus de 2 ans entre deux rendez-vous avec un professionnel de santé au travail si des risques particuliers sont identifiés et plus de 5 ans dans les autres cas. La périodicité sera adaptée sur décision du médecin du travail en fonction de l’âge, de l’état de santé et des risques du poste. La liste des risques particuliers est définie réglementairement, mais peut être complétée par l’entreprise qui motive sa déclaration avis pris du médecin du travail.

Voici les différents types de visite qu’il peut y avoir:
– VIP (I et P) pour les suivis simple et renforcé
– Examen médical d’aptitude
– Visite de pré-reprise
– Visite de reprise
– Visite à la demande
– Examens complémentaires